Au Maroc, il existe l’un des plus importants gisements éoliens au monde. Cela est dû à l’abondance des vents ALIZES (plus de 1000 km de côtes où souffle un vent très régulier de plus de 7 m/s). Dès 1929, dans « Courrier Sud », Antoine de Saint Exupéry écrivait déjà : « Les vents alizés glissaient sans repos. Ils essuyaient la plage avec un bruit de soie. Ce n’étaient plus ces vents d’Europe qui tournent, qui cèdent. Ils étaient établis sur nous comme sur le rapide en marche. Parfois, la nuit, ils nous touchaient, si durs, que l’on s’appuyait contre eux, face au Nord, avec le sentiment d’être emporté… ».

Greenelec1Le Maroc électrifiant un millier de villages chaque année, les besoins en électricité croissent très rapidement (rapport de l’ONE, Office National de l’Electricité, à Rabat) car les productions actuelles ne suffisent pas et sont très coûteuses (plus de la moitié des recettes d’exportation du pays sont consacrées à l’importation d’énergie). Il apparaît que le Maroc souhaite s’orienter vers l’énergie éolienne. Un partenariat en ce domaine pourrait, à long terme, être générateur de nombreux emplois tant en Belgique qu’au Maroc tenant compte du gisement éolien que connaît de pays et des besoins qui croissent chaque année.

De plus, on sait que l’énergie électrique qui pourrait être produites en ces lieux (jusqu’au nord de la Mauritanie) pourrait aussi être utilisée non seulement pour couvrir les besoins nationaux mais aussi être valorisée à des fins d’exportation (en 1998, un câble électrique a été placé à travers le détroit de Gibraltar pour le commerce électrique avec l’Espagne) et il est prévisible qu’à long terme, l’énergie produite pourra être exportée pour les piles à combustibles, sous forme d’hydrogène, etc.).