Une première technologique en Belgique : un mât en béton postcontraint

Pourquoi un mât en bêton postcontraint?
Un mât en béton, au vu de l’augmentation du prix des métaux, permet de monter plus haut pour moins cher et c’est d’autant plus important quand on sait que plus haut est l’arbre lent où tourne les pales, plus le vent est important et régulier et donc plus la puissance électrique générée est intéressante, ce qui augmente la rentabilité de l’éolienne. A titre approximatif, on peut estimer que le vent augmente, à ces altitudes, de quelque 1 mètre par seconde tous les 45 mètres et comme la puissance d’une éolienne est une fonction cubique de la vitesse du vent, l'altitude est un élément crucial.
Une autre conséquence de cette stabilité accrue est que les pales restent dans une position idéale face au vent et , ayant moins de tendances à se tordre et à se déplacer inutilement avec les balancements du mât, on constate sur un mât en béton que les pales étant mieux placées, l’énergie du vent est mieux convertie et la production est donc supérieure. Un grand mât en acier est l’objet de flexions et de torsions qui, à la longue, provoquent une faiblesse progressive notamment par l’apparition de microfissures qui en réduisent la durée de vie, ce qui n’est pas le cas lorsque le mât en acier est plus court, ni évidemment dans le cas du mât en béton car celui-ci ne plie pratiquement pas. Un mât en béton surmonté d’un petit mât en acier permet de combiner une souplesse suffisante et d’assurer une longue durée de vie.
Un chantier à la hauteur de notre éolienne

Le terrain naturel fut d’abord creusé : 25 mètres de diamètre et 4,50 mètres de profondeur. Une série de couches de graviers de stabilisation, séparées par géotextiles, furent placés et des mesures de résistance à la compression furent effectuées.

Un imposant ferraillage fut installé avec coffrage intérieur et extérieur, laissant apparaître notamment les « torsades-ressorts » de fixation des perforations des câblages de postcontrainte.

Le lendemain, le décoffrage commence et laisse apparaître une masse de béton creuse d’où sortent des tuyaux bruns latéraux pour la sortie de l’électricité et des câbles de vidéo, data et téléphone, et surtout des tuyaux noirs supérieurs par où, sous le mât, passeront les câbles de postcontrainte.

Les coquilles et modules en béton qui arrivent disposent de tubes réservés pour les câbles de postcontrainte et ils s’assemblent très rapidement comme des « légos »

Deux containers de modules électroniques sont superposés à l’intérieur.

Puis le mât se monte de plus en plus rapidement : déjà, les câbles inox de postcontrainte attendent sur des bobinages au pied de l’immense grue...

...tandis que ceux qui y montent découvrent une vue au-delà de Philippeville et Chimay.